Galerie Daniez et de Charette (DDC)

La galerie DDC cherche A promouvoir de jeunes dessinateurs contemporains en proposant des oeuvres de qualites en exemplaires uniques ou limites et a des prix abordables.

www.galerieddc.com

Nouvelle exposition de la galerie demain!

La Galerie Daniez & de Charette est heureuse
de vous convier à sa nouvelle exposition chez Marc Lenot / “Lunettes Rouges”
 Samedi 1er Octobre 14h-21h
Dimanche 2 Octobre 14h-19h

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Artistes:Mathieu Bonardet/ Leo Dorfner/ Kristina Heckova/ Mathilde Roussel/Lucas Ruiz/ Claire Vaudey/ Anaïs Ysebaert
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Adresse
Chez Marc Lenot / “Lunettes Rouges”
21 quai Saint Michel, 75005 Paris
(M° Saint-Michel)
5ème étage sans ascenseur
Confirmation par email demandée pour communication du code d’entreeinfo@galerieddc.com
Contact
Galerie nomade de dessin contemporain
Pauline Daniez : +33 (0)6 85 83 63 92
Victoire de Charette +33 (0)6 80 00 92 95
info@galerieddc.com / www.galerieddc.com
notre page facebook / notre tumblr / notre twitter : @GalerieDDC

Je pense comme une fille enlève sa robe5,5 x 3,5 cm, gravure sur zippo

Leo Dorfner - Zippos

Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux, 5,5 x 3,5 cm, gravure sur zippo

MATHIEU BONARDET

Les paysages  de Mathieu Bonardet ne sont « ni une simple représentation de la nature, ni un questionnement sur l’espace mais plutôt l’expression d’une angoisse: celle du temps qui passe ». L’artiste aime se référer à une phrase d’Henri Michaux pour décrire son travail:

Paysages paisibles ou désolés. Paysages de la route de la vie plutôt que de la surface de la Terre. Paysages du Temps qui coule lentement, presque immobile et parfois comme en arrière. […].

Amateur de Virginia Woolf et de Wim Wenders (et notamment du film Paris-Texas),  l’artiste cherche à représenter des paysages « désertés  par le Sacré », qui laisse l’homme « seul face à sa propre mortalité . »

En dépit de leur extrême précision, les  dessins de Mathieu Bonardet sont imaginaires et non reproduits à partir de photographies.  Cet aspect photographique ne nous donne pourtant pas l’impression d’un paysage familier puisque les seuls signes de « civilisation », les panneaux indicateurs, sont vierges.  On se retrouve ainsi entre le monde terrestre et un monde imaginaire où l’homme pourrait tout réécrire et réinventer, avec l’horizon pour seul repère. « L’horizon, c’est l’infini, perçu comme fini. »

KRISTINA HECKOVA

Les paysages de Kristina Hečková semblent déracinés de leur contexte habituel, mais pourtant bien vivants, à en juger leurs formes souples, parfois pliées par le vent, leur feuillage, les entendues d’eau.. Perdus dans le vide qui les entoure, ces arbres nous procurent à la fois un sentiment d’apaisement et d’étrangeté, voire d’inquiétude. La beauté de ces dessins réside dans ce minimalisme, cette finesse et cette précision du trait, qui parviennent à nous propulser dans un imaginaire riche, puissant et fantasmé, où les éléments naturels nous paraissent inaccessibles et préservés de toutes agressions humaines.

Dans sa nouvelle « série noire », certains paysages occupent davantage l’espace que les œuvres précédentes et renvoient ainsi à un univers plus cinématographique (on peut penser à des décors du cinéma expressionniste allemand). Le fin découpage des silhouettes des arbres, est mêlé à des effets plus floutés, qui nous ancrent ainsi toujours dans ce même contexte imaginaire, mais de façon plus énigmatique et avec une atmosphère plus pesante.

ANAIS YSEBAERT

La série « Peau » d’Anaïs Ysebaert représente des têtes humaines flottantes,sans corps et (paradoxalement par rapport au titre de cette série) comme décharnées. Rien de morbide pourtant, bien au contraire. Du mouvement se dégage de ces figures hybrides, mi-humaines, mi-végétales. Libérées de leurs enveloppes corporelles, les têtes vivent et même prolifèrent. Les ramifications (qui semblent d’ordre végétal tout en ressemblant à des veines) que l’on aperçoit sur quelques dessins, prolongent les corps et semblent y trouver un terrain prospère et fertile. Ces dessins oniriques et épurés, seulement relevés en arrière-plan par quelques touches d’aquarelle montrent des corps autonomes, en interaction ou peut-être en quête de construction. Une sorte de poétique de l’identité que l’artiste cherche à explorer “sous la peau.”

Claire Vaudey

Claire Vaudey peint des débris abandonnés, des grillages, poubelles et autres contenants vidés de leurs fonctions. Cette réalité a peu de poids face au jeu abstrait des formes et des couleurs qui se fondent et infusent les formes d’une fluidité vitalisante. Pour le plaisir des couleurs en un certain ordre assemblées selon la célèbre phrase de Maurice Denis, les objets deviennent des motifs, des « modules », avec lesquels l’artiste joue sur l’espace et le rythme, la profondeur et le plan rabattu.



Dans sa nouvelle série (série de gris), l’espace étant plus vaste, le cadrage moins resserré, les objets nous apparaissent dans des lieux indéfinis, abandonnés de toute présence humaine. Ces tiers lieux me semblent reconstitués d’après la mémoire, non précise et chaotique, indices jaillissant d’un espace peut-être vécu. Tels des éléments que la mémoire imprime puis laisse ressurgir, modifiés, dans un processus plus ou moins conscient, l’image des objets semble déposée sur le papier dans un effet sérigraphique, au milieu du processus d’application des différentes couches. Cet effet renforce non seulement le jeu autonome des couleurs mais aussi la qualité presque fantomatique, flottante de ces peintures, indiscernables comme des souvenirs.

Les monstres de Lucas Ruiz

Dans l’infini immaculé de la feuille de dessin flottent, hors du temps, des créatures inclassables, entre chevaux et monstres marins, êtres de muscles et de fluides, formes phalliques contorsionnées semblant lutter pour une survie improbable. Sont-elles en ascension ou en chute ? Que justifient ces contorsions? Insaisissables, repoussantes et magnétiques, bénéfiques ou maléfiques, le spectateur est paradoxalement attiré et repoussé par la danse mystérieuse de ces animalités hybrides, émergeant des tréfonds de l’inconscient, de manipulations génétiques ou créatures oubliées de la grande Evolution du vivant.